Une fois, dix-huit fois, vingt-quatre fois par seconde, tu as figé quelque chose. De la lumière sur la surface d’exposition, un peu d’espace dans un temps, une image dans une boîte.
Il faut encore savoir attendre.

Maintenant dans le noir, tes mains travaillent à les dévoiler. Faute de voir, tu imagines. Au-delà de ce que tu tiens. Tu anticipes l’image, toutes tes images. Dans le noir, imaginer est plus facile.

Tu sais que la chimie opère. Bientôt, tu percevras ce que déjà l’oubli à gauchi.

L’image ? Tu la devines mais ne la sais pas. Rien ne s’impose d’emblée. Tout lentement se fait connaître.

affiche de l'exposition de photos à la galerie Lyeuxcommuns programme